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Burundi : Vers une véritable société civile rurale consultée, dynamique et influente ».

Encouragé par des résultats multidimensionnels, Inades-Formation Burundi reste aux côtés des paysannes et des paysans qui, grâce au parcours de recherche-action-formation, ont pu porter des initiatives visant le développement économique et social durable. Par rapport aux capacités de plaidoyer, lobbying et d’influence positive sur la réforme de la filière café nous pouvons confirmer sans nous tromper qu’il y a des avancées positives.

  • La voix des producteurs au sujet des tricheries dont ils sont victimes au niveau des usines a été entendue et a abouti depuis 2006, à la responsabilisation de 2 leaders par usine pour l’observation des pesées. Ceci a conduit à une diminution sensible de ces tricheries. Ceci est aussi valable pour les organisations de producteurs de coton qui conduisent eux-aussi la commercialisation.
  • Les représentants des caféiculteurs sont facilement accueillis par les plus hauts responsables de l’Etat dont le Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Deuxième Vice-Président de la République qui a en charge les questions économiques, et même au niveau de la Présidence de la République pour soumettre directement leurs préoccupations de l’heure.
  • Dans le cadre de la réforme de la filière café, un organe appelé Interprofession a été créé et les producteurs y sont suffisamment représentés. Sur 24 membres de cet organe, 12 sont des producteurs. C’est un organe très important où vont être débattues toutes les questions en rapport avec la filière. Il regroupe les représentants de tous les intervenants dans la filière café (producteurs, dépulpeurs, déparcheurs, exportateurs, l’Etat comme régulateur).

Toutefois, au niveau du plaidoyer au sujet du positionnement des caféiculteurs dans la gestion de la filière, il y a encore à se concentrer sur les aspects suivants :

  • La négociation jusqu’à l’aboutissement d’un cadre juridique propice aux coopératives des producteurs agricoles
  • La clarification des modalités d’acquisition des 25% de parts réservataires au niveau des stations de lavage
  • La clarification des modalités de collaboration entre les producteurs et les nouveaux acquéreurs des stations de lavage récemment privatisées et celles qui le seront dans l’avenir
  • Une stratégie de commercialisation (exportation) du café qui rassure les producteurs et les autres intervenants ;

Difficultés rencontrées.

Les principales difficultés rencontrées ont été de deux ordres :

  • La précipitation de l’Etat dans la privatisation de 13 stations de lavage a laissé des questions en suspens qui pourtant devaient avoir trouvé des réponses avant, notamment les modalités d’acquisition des 25% de parts réservataires et la collaboration entre les producteurs et les nouveaux acquéreurs.
  • Le départ des formateurs qui avaient plus suivi la formation sur le SEPRI a fait fléchir la poursuite de l’implantation de cet outil combien important dans le suivi-évaluation. Cependant, Inades-Formation Burundi le prend pour priorité en 2010