Espace membre
recherche avancee
  • Texte plus grand
  • Texte plus petit
  • Envoyer cette page à un ami

    envoyer a un ami

  • Imprimer cette page

Promotion de l’agriculture familiale

Le programme en bref

L’enjeu est de :

  • contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations de cinq régions du nord de la Côte d’Ivoire à travers une amélioration des performances de la filière anacarde ;
  • donner au producteur une vision plus large du marché pour lui permettre de négocier le meilleur prix possible pour son produit.

Contexte
Avec une production de près de 335 000 tonnes en 2009 et des perspectives de croissance encore importantes, la noix de cajou constitue aujourd’hui une ressource stratégique pour la Côte d’Ivoire en générale et la moitié nord du pays en particulier. L’accession de la Côte d’Ivoire au rang de deuxième producteur mondial après l’Inde et de premier producteur africain illustre bien ce fait.

La transformation de la noix de cajou crée une valeur ajoutée de deux à six fois supérieure à la seule valeur d’exportation de la noix brute. Et pourtant, seulement une infime partie, 12 000 tonnes en 2009, est transformé localement. La majeure partie de la production de noix brute, environ 98 %, est exportée vers l’Inde pour y être valorisée.

Le défi de la transformation a suscité l’apparition de nouveaux acteurs avec des stratégies différentes. Pour les uns, l’industrialisation passe par l’installation d’usines ayant une grande capacité de transformation. Pour les autres, au nombre desquels figure Inades-Formation, les petites unités artisanales de décorticage ont leur place dans la stratégie de développement de la transformation locale.

Afin d’accompagner les producteurs dans la dynamique de la recherche de la qualité, Inades-Formation et le Réseau non gouvernement européen sur l’agro-alimentaire, le commerce, l’environnement et le développement (Rongead) ont conduit depuis 1993 différents projets. C’est l’insuffisance relevée au niveau des précédents projets en matière de commercialisation qui a suscité la mise en œuvre du projet de « Création d’un réseau NTIC proactif de partage des connaissances du marché mondial de la noix de cajou ».

Zone d’intervention et bénéficiaires et les intervenants

Les bénéficiaires directs sont les producteurs de noix de cajou et les transformatrices des unités de décorticage des régions du Zanzan, des Savanes, de la Vallée du Bandama, du Worodougou et du Denguélé ainsi que les autres acteurs de la filière anacarde. Les bénéficiaires indirectes sont les populations de ces régions estimées à 4 066 800 habitants.

Les intervenants, au niveau national, sont : les producteurs, les coopératives, les pisteurs, les grossistes, les transporteurs, les exportateurs, les transitaires, les armateurs, la douane, la chambre de commerce et d’industrie, l’Audit Contrôle et Expertise, le FIRCA, d’Intercajou, l’ARECA et tout autre intervenant dans la filière.

Stratégie de mise en œuvre

Le programme s’appuie sur :

  • Les analyses déjà réalisées et une veille permanente des expériences conduites dans les autres pays producteurs et transformateurs, ainsi que de l’évolution du marché mondial des noix brutes et des amandes.
  • Une coopération étroite avec des experts techniques, des enseignants chercheurs, des industriels spécialistes du traitement de la noix de cajou, des organismes de certification et des importateurs européens.

D’autres analyses du marché seront réalisées sur toute la chaîne de la filière noix de cajou pour connaître l’impact de l’action de chaque intervenant sur l’équilibre du marché et du prix.

Les veille et analyses permettront de fournir l’information à 5 000 producteurs via 200 responsables relais, qui la recevront de 5 formateurs déployés dans cinq régions de la Côte d’Ivoire (Denguélé, Vallée du Bandaman, Zanzan, Worodougou, Savanes).

Le programme est mis en œuvre à travers trois composantes qui sont :

  • Le projet d’appui à la consolidation des acquis dans le Zanzan ;
  • Le projet de décorticage de la noix de cajou : une opportunité pour les populations du nord de la Côte d’Ivoire
  • Le Projet de création d’un réseau NTIC proactif de partage de connaissance du marché mondial de la noix de cajou, pour valoriser la filière en Côte d’Ivoire.

Les activités réalisées, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les perspectives seront donc présentées en fonction de chaque composante.

Projet d’appui à la consolidation des acquis dans le Zanzan

Principales activités réalisées

Appui à la mise en place d’un plan d’amélioration de la gestion des unités
Un diagnostic des unités de la Copabo et de Cooges a été réalisé par l’expert en décorticage de technoserve. Par la suite, une formation sur les fondamentaux du décorticage a été donnée à de 10 leaders des coopératives Copabo, Cooges et Cocopragel. Concrètement, les équipements de cuisson ont été améliorés et un module sur l’hygiène a été élaboré.

Appui à la commercialisation
En 2009, l’accent a été mis sur la recherche de marchés avec l’annulation de la commande 2009 du client Ethicable. La Copabo a pu signer un contrat avec OLAM, Organisation d’aide basée en Espagne, pour la livraison de 24 tonnes d’amande de cajou.

En outre, des réunions de sensibilisation des leaders de la Copabo, de la Cooges et de la Cocopragel ont abouti au projet de création de la plate-forme du Zanzan.

La Copabo a été accompagnée pour la certification biologique. Il y a eu la sensibilisation des producteurs sur les principes de la certification biologique collective, le géo référencement des parcelles, la mise en place d’un système de contrôle interne (SCI) et la formation des membres dudit SCI.

Résultats obtenus

  • L’appropriation des principes de la certification biologique par les producteurs et une meilleure structuration de la Copabo grâce à la mise en place du SCI.
  • La diversification de la clientèle de la Copabo par l’expérimentation du marché conventionnel.
  • L’adoption du principe de création de la plate-forme du Zanzan, regroupant la Copabo, la Cooges et la Cocopragel, permet de partager les charges et de trouver des opportunités de marchés plus importantes.

Perspectives

Priorité sera donnée aux appuis en gestion financière. Par ailleurs, l’expérimentation de la transformation des sous-produits de l’anacarde se poursuivra avec plus d’intensité.

Projet de décorticage de la noix de cajou

Principales activités réalisées

Formation au décorticage artisanal : Technique, hygiène et qualité
216 personnes, dont 178 femmes, ont suivi un recyclage pour améliorer la maîtrise du process.

15 leaders des plates-formes des Savanes et de la Vallée du Bandama ont également participé à la formation sur les fondamentaux du décorticage.

45 artisans ont été formés sur l’entretien, la réparation des équipements et une équipe de 6 personnes a été outillée pour l’utilisation des machines sous-vide.

Certification biologique des unités de la région des Savanes

Le processus de certification biologique des unités des Savanes s’est achevé. Des parcelles ont été géo référencées et 30 membres des trois Systèmes de Contrôle Interne (SCI) des unités ont été formés. La mission d’inspection d’Ecocert, pour la délivrance de la certification, s’est bien déroulée.

Appui à la recherche de marchés

Les négociations entamées depuis 2008 en vue d’un partenariat commercial entre OLAM et les unités du projet ont abouti à la signature d’un contrat entre OLAM et Bandama de Cajou.

Promotion de la consommation locale d’amandes de cajou

En collaboration avec toutes les unités du projet, la marque « ACADY » a été créée pour la promotion nationale. Des supports de promotion ont été confectionnés. Il s’agit d’un logo, d’une affiche, d’un livret de recette. Cette marque a été lancée au cours de la 4ème conférence annuelle de l’Alliance Africaine du Cajou du 1er au 2 septembre 2009. Des contacts ont été noués en vue de la recherche de marchés au niveau interne.

Résultats obtenus

  • Un début de structuration avancée des organisations avec la mise en place de deux plates-formes (Bandama Cajou, Wognon), qui ont obtenu leurs agréments.
  • La certification biologique obtenue par les OP de la région des savanes ; ce qui leur permet d’explorer facilement le marché biologique en pleine croissance aujourd’hui ;
  • L’existence d’une expertise locale pour le décorticage, la fabrication et la maintenance des équipements de décorticage ;
  • L’existence de supports matériels (une affiche et un livret de recettes) pour une promotion plus soutenue de la marque nationale « ACADY » au niveau du marché national d’amandes de cajou.

Perspectives

Sensibilisation accrue pour promouvoir la consommation interne des amandes. Appui à la consolidation des plates-formes régionales et à la mise en place d’une plate-forme nationale de commercialisation.
Mise en place d’un pool d’artisans réparateurs et de fabricants de petits matériels.
Renforcement des capacités des unités en gestion financière et comptable.

Projet de création d’un réseau NTIC proactif de partage de connaissance du marché mondial de la noix de cajou.

Principales activités réalisées ou à réaliser
Au niveau national des actions ont été mené afin de comprendre l’état de la filière et les influences sur le prix ce sont :

  • Description de la filière, de ses différents acteurs et leur interaction : identification de tous les acteurs de la filière, de l’impact de leur intervention sur le revenu du producteur.
  • Evaluation de l’impact de chaque élément de coût sur le prix de la noix de cajou et du degré de fluctuation de ces coûts : description de la structure du prix.
  • Récolte permanente d’informations sur les prix au Port d’Abidjan et dans les zones du projet :

Au niveau International, plusieurs facteurs déterminent également le marché de la noix de cajou ivoirienne, il s’agit de les analyser en faisant :

  • Le suivi de l’évolution du prix de l’amande de cajou ;
  • Le suivi de la situation économique international : la crise de 2008 début 2009 a réduit considérablement la consommation de l’amande aux Etats-Unis et en Europe, cela a eu pour conséquence la baisse considérable des prix de la noix de cajou dans cette période.
  • La récolte d’informations sur les productions, les prix et la politique adoptée par les autres pays producteurs de la noix de cajou : l’exemple du Vietnam qui interdit toute exportation de noix brute de son territoire. Les sociétés de transformation sont alors dans l’obligation de s’y installer, d’où une augmentation de la demande en provenance de ce pays.
  • La récolte d’informations sur l’état du marché des produits de substitution ou complémentaires : Le niveau du prix et de production des produits de substitution et complémentaire doit être également analysé afin de ressortir les influences possibles.

Résultats obtenus ou attendus

  • La situation de la filière est connue avec l’identification des différents intervenants.
  • La structure de prix allant de l’amande de cajou à la noix brute a été actualisée et analysée
  • Des tableaux synthétiques des prix ont été réalisés.
  • Des informations sont obtenues régulièrement au niveau du port d’Abidjan et au niveau international.
  • Un bulletin de veille de la noix de cajou a été crée et est en cours de validation.
  • Un document de synthèse de la filière anacarde en Côte d’Ivoire est en cors de validation.
  • Des affiches de formation de la filière sont en cors de validation.

Perspectives

Le système d’information qui sera mis en place et l’étude de marché permettront certainement de maintenir les producteurs à un certain niveau de prix plus rémunérateur.

Il faut continuer à rester en état de veille afin de capter toutes informations importantes pour la filière.

Un projet de contractualisation entre coopérative et exportateur est prévu et devrait permettre aux producteurs d’avoir une meilleure rémunération contre la garantie qualité pour l’exportateur.

Présentation générale de la plate-forme de services agricoles du projet NTIC-Cajou

Il s’agit d’une plate-forme web de diffusion/partage des connaissances sur la commercialisation entre producteurs, exportateurs et services étatiques. Cette plate-forme Web comprend quatre services agricoles plus ou moins intégrés les uns aux autres que sont :

  • Le Service de relevé des superficies agricoles sur PDA (mPlot/FFT)
  • Le Service d’identification des entités en ligne (FFT ou mAgri-FFT),
  • Le Site Web et espace de travail collaboratif en ligne (GestOP),
  • Le Système d’information sur les marchés sur téléphone mobile (mAgri)

Objectifs spécifiques de la plate forme :

  • Développer et mettre en ligne des documents concernant les Bonnes Pratiques Agricoles (BPA) dans la filière de la noix de cajou ;
  • Favoriser les échanges sur les bonnes pratiques entre les producteurs ;
  • Développer des échanges d’informations avec les exportateurs sur la contractualisation et la traçabilité des produits ;
  • Publier de la documentation sur la contractualisation entre exportateurs et producteurs, la traçabilité et la démarche de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE),
  • Favoriser l’émergence de contrats entre exportateurs et producteurs et rendre consultable en ligne la traçabilité du produit ;
  • Créer de manière participative sur le site internet un « marché de gros virtuel » où les producteurs peuvent publier leurs offres de vente et les acheteurs leurs demandes d’achat ;
  • Assurer la communication pour une bonne visibilité des activités du projet.

Utilité de chaque service agricole de la plate-forme

La plate-forme est un composite de quatre services agricoles distincts mais complémentaires dans leur utilité. Ainsi, nous avons :

Le Service de relevé des superficies agricoles sur PDA (mPlot/FFT). Il permet :

  • d’avoir un fichier agricole sur les acteurs de la filière ;
  • de mieux les connaitre (identité civile et professionnelle et localisation géographique, identité et localisation de leurs coopératives, groupements et sections, adresse, contacts, photos) ;
  • de caractériser leurs organisations professionnelles et leurs entrepôts (nom, localisation, adresse, contacts, photos) ;
  • de caractériser leurs exploitations agricoles (localisation géographique, coordonnées GPS des surfaces cultivées, infos sur les pratiques culturales et commerciales, sur la certification) ;
  • de répertorier le personnel employé des exploitations et entrepôts.

Le Service d’identification des entités en ligne (FFT ou mAgri-FFT). Il permet :

  • de faire la promotion des OP ;
  • de mieux faire connaitre leurs activités et leurs produits ;
  • d’accroitre leur compétitivité nationale et internationale ;
  • de renforcer leurs images et leur positionnement sur le marché ;
  • d’avoir une gestion plus moderne des OP en adéquation avec les NTIC et le e-commerce.

Le Site Web et espace de travail collaboratif en ligne (GestOP). Il permet :

  • de faire le référencement des producteurs et des entrepôts à l’aide du PDA, qui est un outil de collecte des informations nécessaires pour renseigner la base de donnes FFT par opération de synchronisation et un équipement doté de fonction spécifique comme le relevé de coordonnées GPS d’entités ;
  • d’effectuer des opérations de collecte de données sans recourir à du papier ou des saisies manuelles ;
  • d’éditer des documents agricoles pour les producteurs (passeport FFT des producteurs et les fiches FFT de parcelles).
  • Le Système d’information sur les marchés sur téléphone mobile (mAgri) pour :
  • diffuser régulièrement des infos sur la situation des marches agricoles afin d’avoir une connaissance en temps réel des prix et des stocks sur les différents marchés agricoles ;
  • accroître la transparence du marché et optimiser la traçabilité des produits ;
  • accroître la capacité de négociation des producteurs ;
  • permettre aux operateurs d’optimiser leurs choix et leurs prévisions d’achat et vente.

Perspectives

L’équipe du projet est mise en place de l’équipe projet. Elle s’est déjà approprié la démarche d’exécution du projet. Le comité de pilotage est mis en place avec l’établissement de partenariat avec les autres acteurs de la filière.

La phase d’opérationnalisation de ses activités dans les zones ciblées démarrera avec la campagne de noix de cajou qui débute entre mars-avril 2011. Cette première campagne permettra de renforcer les capacités de négociation des producteurs d’anacarde à travers l’utilisation effective du système d’information et de communication.

Appui à l’amélioration des revenus des producteurs de cacao de la Coopérative équitable du Bandama

L’enjeu est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des producteurs de cacao de la Coopérative Equitable du Bandama (CEB) avec leur accès au marché du commerce équitable et biologique.

Quelques éléments du contexte

L’intérêt d’Inades-Formation à renforcer les capacités de petits producteurs de cacao vient en complément de son programme d’appui à la filière anacarde. En effet le client Ethicable de la Copabo a manifesté son désir de disposer de masse de cacao biologique pour la mise au point d’un produit « amande de cajou enrobée de chocolat » entièrement biologique.

Inades-Formation Côte d’Ivoire accompagne les producteurs de cacao de la CEB dans la valorisation de leurs revenus à travers l’accès au marché biologique et équitable.

Bénéficiaires directs et indirects

Les bénéficiaires directs du projet sont 93 productrices et producteurs de la CEB dans le Département de Tiassalé situé dans la région des Lagunes. Les localités concernées sont celles de Singrobo et de M’Brimbo.

Les bénéficiaires indirects sont :
Environ 1000 personnes des familles des producteurs, responsables des groupements, encadreurs techniques ou responsables des services de l’Etat ;

L’Etat ivoirien grâce à la création de valeur ajoutée.

Stratégies utilisées

La stratégie de mise en œuvre du projet comporte essentiellement :

  • Le partenariat avec la société française Ethicable ;
  • Le renforcement des capacités des bénéficiaires ;
  • La veille permanente des expériences conduites ;
  • Les appuis-conseils.

Principales activités d’accompagnement réalisées

  • Appui à la certification biologique à travers la sensibilisation des producteurs, l’identification des producteurs à certifier et l’appui à la mission d’inspection.
  • Renforcement de capacité de la Directrice de la CEB ;
  • Formation des membres de la CEB à la fabrication et à l’utilisation des bio-pesticides ;
  • Appui à la négociation avec un transformateur local, en l’occurrence PRONIBEX.

Résultats obtenus

En termes de résultats, nous pouvons retenir que :

  • La CEB est en voie de structuration avec le renforcement de capacité de la directrice en gestion financière et comptable et la mise en place du SCI ;
  • La mise en place de cahiers de gestion à la faveur de la certification biologique vient assurer une transparence dans la gestion ;
  • La certification biologique de la CEB est en bonne voie ;
  • une usine de transformation locale a été identifiée pour la transformation des fèves de CEB en masse de cacao avant l’exportation.

Perspective

Consolider les acquis et permettre à la CEB d’accéder au marché de niche. Poursuivre l’accompagnement de la CEB afin qu’elle se dote d’une stratégie d’intervention qui lui assure un meilleur positionnement dans ladite filière.

Renforcement des capacités des organisations professionnelles à la maîtrise des systèmes de gestion

Quelques éléments du contexte

Depuis la promulgation de la loi relative aux coopératives (loi n°97-721 du 23 décembre 1997), les organisations professionnelles agricoles ne cessent de structurer pour améliorer leurs conditions de travail. L’objectif visé est l’obtention de meilleurs prix, pour finalement contribuer à l’amélioration des conditions de vie des producteurs membres de ces organisations.

La reforme afférente à cette situation instituée par l’Etat de Côte d’Ivoire, a permis de développer l’entreprenariat au sein des organisations coopératives, améliorer la traçabilité dans la collecte des produits et assurer une bonne structuration pour certaines filières agricoles.

Malgré cette initiative, les activités des organisations professionnelles agricoles sont ponctuées de difficultés. Il s’agit notamment de :

  • La vision non clarifiée ;
  • La mauvaise gouvernance ;
  • Le non respect des principes coopératifs ;
  • La non maitrise des règles de gestion (humains, matériels, financiers, compétences).

Toutes ces difficultés vécues conduisent parfois à la disparition de ces organisations ou favorisent la création de coopératives fictives.

A l’instar des certaines coopératives café-cacao, la Coopérative Agricole de Kavokiva de la Région du haut Sassandra (CAKHS), traverse des difficultés liées à la maitrise des flux de produits. Ces difficultés ont entrainé une baisse continuelle des quantités commercialisées de 10 000 tonnes en 2000 à moins de 3000 tonnes en 2010.

Pour palier cette difficulté, la coopérative a sollicité l’appui d’Inades-Formation Côte d’Ivoire pour des activités de renforcement de capacités sur la maitrise de flux de produits et des flux financiers. Ces activités, selon la coopérative, permettront sans nul doute d’apporter les outils nécessaires à la maitrise des flux de produits.

Zone d’intervention et public cible

Les activités de renforcement de capacités de la coopérative agricole Kavokiva sont conduites dans la région du haut Sassandra. L’activité est destinée aux membres et au personnel de la coopérative. A cet effet, trois groupes d’acteurs ont été identifiés. Il s’agit des producteurs à la base (sections ou sous-sections de la coopérative), le personnel et les partenaires.

Objectifs général et spécifiques

L’objectif général est d’accompagner les initiatives de la coopérative agricole Kavokiva pour une meilleure gestion de ses activités de commercialisation de cacao.

De manière spécifique, il s’agit :

  • D’amener les membres la coopérative à prendre conscience de la situation actuelle de leur structure ;
  • De renforcer l’engagement des membres et du personnel à une meilleure gestion des flux de produits et des flux financiers ;
  • De mettre en place un dispositif participatif doté d’outils adaptés pour la gestion des flux de produits et des flux financiers.

Activités réalisées

Les activités réalisées sont relatives à la conduite d’un diagnostic organisationnel et la formation des membres et du personnel de la coopérative sur la gestion des flux de produits et des flux financiers.

Résultats obtenus

Les activités réalisées ont permis à l’ensemble des acteurs (membres et personnel) de disposer d’une situation de leur coopérative en termes de maîtrise de collecte des produits.
Les insuffisances ont été montrées. Elles portent sur la mauvaise gestion des outils de gestion, la mauvaise circulation de l’information sur les prix, l’inadéquation entre le parc automobile et les objectifs de collecte et la faible expression de l’esprit coopératif.

Les séances de renforcement conduites ont permis de mettre en place des outils de gestion des flux de produits et flux financiers. Les membres et le personnel de la coopérative se sont engagés à renforcer l’esprit coopératif et à sensibiliser les autres membres. Ils se sont également dotés d’outils de gestion de sorte à assurer la traçabilité des flux de produits et de flux financiers pendant les campagnes agricoles.

Perspectives

Sur la base des engagements, Inades-Formation Côte d’Ivoire a prévu des séances de suivi post-formation. Deux au total seront réalisées, un suivi avant la campagne agricole de 2010-2011 et la deuxième pendant la campagne. Ces suivis ont pour objet de s’assurer de la maitrise des acquis de la formation et le niveau de prise de conscience des membres et du personnel de la coopérative.

Contribution aux initiatives de financement en milieu rural

L’enjeu est la lutte contre la pauvreté par la facilitation de l’accès des communautés rurales aux ressources financières locales.

Quelques éléments du contexte

Dans le cadre des ses activités d’appui aux acteurs en milieu rural, Inades-Formation Côte d’Ivoire a obtenu une convention de partenariat avec le Programme pour des Moyens d’Existence Durables dans la Pêche (PMEDP). Ce programme était financé par le DFID (Department for International Development) du Royaume Uni et exécuté par la FAO.

Démarré en 1999, le programme avait une durée de 7 ans. Il visait à la réduire la pauvreté des communautés de pêches continentales et côtières d’Afrique. Il s’appuyait sur les projets communautaires, les projets pilotes et les appuis institutionnels.

Dans ce contexte de mise en œuvre de programme en Côte d’Ivoire, IFCI a été sollicité pour le renforcement des capacités de la communauté des pêcheurs de crabes dans le village d’Assomlan (Département d’Adiaké). Ces activités de renforcement de capacités ont porté sur la formation d’un Groupement d’Intérêt Economique et l’instauration de la culture d’épargne et de l’esprit associatif.

L’évaluation finale de ces activités a conduit à la nécessité de réorienter les objectifs vers la création d’une caisse d’épargne et de crédit. Cette initiative reposait sur les ressources que l’UCN-CI/PMEDP allait mettre à la disposition des bénéficiaires.

Ainsi, sur cette base, la somme de 1 610 575 F. CFA de prêt en nature a été considérée comme appartenant au village et sera remboursée afin de servir de fonds de départ pour la caisse.

C’est au regard de ces acquis qu’Inades-Formation Côte d’Ivoire a proposé son expérience dans le domaine du financement du milieu rural. Cette expérience relative à la mise en place des Fonds de solidarité pour le développement (Fonsdev) se positionne comme un outil endogène de financement des activités des acteurs ruraux. Il se caractérise par une gestion communautaire en vue d’accroitre la responsabilité des membres à la maitrise d’œuvre de leur développement.

Le Fonsdev d’Assomlan est l’aboutissement des appuis que Inades-Formation a apporté pour la consolidation de cette initiative locale.

Zone d’intervention et public cible

Le Fonsdev est installé dans le village d’Assomlan. Ce village est situé dans le département d’Adiaké, à 9 km de la ville d’Adiaké. Aujourd’hui, les populations des trois villages voisins bénéficient des prestations du fonds.

Au départ, les activités du fonds ciblaient les pêcheurs de crabes. Après, elles se sont élargies à l’ensemble du village. Les populations, en plus de la pêche, pratiquent l’agriculture et le petit commerce. Ces activités économiques sont également financées par le fonds.

Principales actions réalisées Les activités réalisées pour la consolidation de cette initiative sont :

  • la préparation et la réalisation d’un diagnostic organisationnel au sein du groupement bénéficiaire ;
  • la restitution des résultats du diagnostic ;
  • la collecte de données et d’informations complémentaires au diagnostic organisationnel ;
  • la formation des membres du Fonsdev à la gestion ;
  • la préparation et la réalisation d’un voyage d’échanges à Bongouanou ; Résultats obtenus

Les statuts et règlements intérieurs, la politique et procédure de gestion d’un fonds existent et des outils de gestion sont mis en place (registre de caisse, carnet d’épargne, logos, cachet etc.).

Un bâtiment a été négocié avec les villageois pour abriter le siège du Fonsdev. Le bureau a pu acquérir du matériel de gestion principalement un registre de caisse, un coffre fort, un détecteur de faux billets et d’autres outils de travail avec l’appui financier de l’UCN-PMEDP. Les populations ont mobilisé au total une somme de 5 347 950 FCFA.

Perspectives

Inades-Formation a élaboré et soumis au Ministère de la production animale et des ressources halieutiques (MIPARH) un projet de consolidation et d’extension de l’expérience du Fonsdev d’Assomlan. Par ailleurs, il a obtenu l’implication de la collectivité décentralisée locale (le Conseil Général d’Adiaké) qui est désireuse de déposer des ressources financières au niveau du Fonsdev au bénéfice des jeunes du village.


  
twitter avec nos hashtags

Actualités

toutes les actualités
  • INADES-Formation
  • Rue C 13 Booker Washington
  • 08 BP 8 Abidjan 08
  • Tél.(225) 22 40 02 16 - Fax (225) 22 40 02 30

Newsletter

Se désinscrire