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Accompagnement des initiatives de gestion communautaire et durable des ressources naturelles

L’enjeu c’est de contribuer à une gestion durable des ressources naturelles et à un partage juste et équitable des bénéfices générés par l’exploitation de ces ressources

Quelques éléments liés au contexte de la gestion communautaire et durable des ressources naturelles

La gestion des ressources naturelles renvoie à des efforts entrepris à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale, pour utiliser/exploiter rationnellement des ressources naturelles, en vue de la satisfaction des besoins des populations actuelles, tout en les préservant pour les générations futures.

Pendant des millénaires, les populations africaines ont vécu en harmonie et en équilibre avec leurs milieux. Ils vivaient dans une économie de subsistance fermée. Aujourd’hui, la forte demande en ressources naturelles et la dégradation de la situation économique des pays africains font que toutes les couches de la société, y compris l’Etat, utilisent parfois ces ressources de manière abusive et intensive pour des raisons commerciales, culturelles, religieuses et morales.

Les ressources naturelles africaines ont connu leur plus forte exploitation au siècle dernier, suite à la fois, à l’amélioration des moyens d’exploitation, à un important essor démographique et à l’échec des politiques publiques. Le développement de l’agriculture commerciale, quant à elle, a participé, au fil des ans, à la disparition progressive de la biodiversité.

La crise économique qui a frappé les Etats, au milieu des années 80, s’est manifestée par la chute drastique des cours des produits de rente (cacao, café, hévéa, banane, etc.) sur le marché international, avec pour conséquence, la baisse des revenus des paysans. Confrontées à cette situation, les populations ont, quant à elles, développé des stratégies de survie. Leur premier réflexe a été le retour à l’exploitation artisanale des minerais, qui venaient d’être libéralisée, à celle des espèces sauvages (forêt et faune) et à l’agriculture vivrière. Ces activités, qui leur procuraient quelques revenus pour survivre, ont occasionné d’importantes destructions des espèces sauvages animales et végétales.

Malgré la tenue de la Conférence de Rio en 1992 et les différentes réformes institutionnelles, dont la création d’un ministère de l’environnement dans chaque pays et l’adoption des lois et règlements protégeant l’environnement, l’exploitation non contrôlée des minerais et des espèces sauvages s’est poursuivie. La perte de la biodiversité qui s’ensuit apparaît comme étant un problème complexe dont les ramifications se retrouvent à tous les niveaux de la société.

Enfin, il ne faut pas oublier les dommages causés à l’environnement par les guerres et leurs séquelles. En effet, dans les régions qui ont été concernées par ce fléau, comme la région des grands lacs en Afrique Centrale, la subsistance de bandes armées incontrôlées qui exploitent les ressources, souvent au moyen de matériel de guerre, rendent toute mesure étatique vaine.

Que faisons-nous dans ce domaine ?

Les principales actions d’accompagnement des initiatives de gestion communautaire des ressources naturelles consistent à :

  • encourager les processus d’apprentissage des intervenants aux différents niveaux, afin de renforcer et d’améliorer ainsi l’application de stratégies, instruments et méthodes favorisant la participation et l’autopromotion dans les projets de gestion des ressources naturelles ;
  • renforcer les capacités des communautés rurales (appui à l’organisation pour la gestion de ces ressources naturelles, définition des règles consensuelles de gestion durable des ressources naturelles, formation sur les techniques de préservation/conservation/valorisation/restauration de l’environnement, appui à l’appropriation des textes sur la gestion des ressources naturelles : cahiers de charge des sociétés minières, code forestier, code minier, … ;
  • développer des compétences internes pour intervenir avec autorité dans le domaine : problématique OGM, Biocarburants, ressources renouvelables, accaparement des terres, … ;
  • valoriser les connaissances locales en matière de gestion des ressources naturelles ;
  • mener/poursuivre les campagnes de plaidoyer pour une meilleure gestion et la prise en compte des intérêts et des besoins des populations indigènes dans l’élaboration des politiques.

  
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