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Lutter contre la faim grâce à des systèmes alimentaires sains : 10% des budgets publics doivent servir à appuyer l’Agriculture Familiale


Communiqué de presse à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation 2013


Lutter contre la faim grâce à des systèmes alimentaires sains : 10% des budgets publics doivent servir à appuyer l’Agriculture Familiale


Abidjan / Berlin / Aachen – A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Alimentation 2013 (le 16 octobre), Inades-Formation, MISEREOR et BOLW lancent un appel pour changer les priorités du développement rural. Ils demandent de réserver 10% des budgets publics destinés aux investissements publics servent à appuyer les systèmes alimentaires locaux et l’Agriculture Familiale, au lieu de les utiliser pour l’agro-business.


Francis NGANG, Secrétaire général d’Inades-Formation souligne que : « les scientifiques, les personnes engagées dans le développement et les décideurs conviennent aujourd’hui que les exploitations familiales sont l’épine dorsale de la sécurité alimentaire, particulièrement en Afrique.Cependant, le manque de politiques agricoles positives s’est traduit par des carences dans les infrastructures agricoles, la recherche, l’extension et la formation. En fait, bien que les gouvernements aient reconnu l’importance que revêt l’Agriculture Familiale dans le développement et la nécessité d’appuyer ce secteur, la plupart d’entre eux adoptent des politiques qui sont peu susceptibles de permettre à l’Agriculture Familiale d’atteindre son plein potentiel. Selon NGANG, ceci contraste fortement avec l’évidence absolue que la croissance durable de l’agriculture observée dans les pays d’Amérique latine et d’Asie est de loin plus effective dans la réduction de la pauvreté que la croissance hors de l’agriculture.


Felix PrinzzutLowenstein, « Board Director of the Association of Organic Farmers, Food Producers and Traders » en Allemagne, ajoute que « Pour avoir des systèmes alimentaires sains – en Afrique et en Europe – ce n’est pas l’industrie chimique qui doit jouer le rôle phare. Nous avons besoin que les infrastructures locales et la génération de connaissances agricoles participatives, les systèmes de gestion et de partage bénéficient des investissements publics. Des recherches récentes ont révélé que, dans 20 pays africains, plus de 10 millions de petits exploitants agricoles ont pu plus que doubler leur production, grâce à des mesures agro-écologiques et une intensification durable ». Selon Lowenstein, seule une approche plus large, appuyée par les gouvernements, fait encore défaut.

Pirmin Spiegel, Directeur général de MISEREOR [1], affirme que « Il y dix ans, la plupart des gouvernements africains s’étaient engagés à consacrer 10% de leurs budgets annuels nationaux à l’agriculture [2]. Les pays donateurs comme le gouvernement allemand avaient appuyé cet engagement « CAADP ».


Mais, seuls 8 des 40 gouvernements concernés ont respecté leur engagement. En même temps, des pays donateurs, tels que l’Allemagne, allouent aujourd’hui à l’agriculture, environ 11% de leurs budgets de développement (ODA). Mais, les exploitants familiaux ne bénéficient que d’une petite portion de cette aide. Il est grand temps que l’Engagement de Maputo soit pleinement respecté afin d’apporter des changements structurels pouvant donner à l’Agriculture Familiale un accès à la terre, aux semences, aux marchés et aux services financiers, et investir dans les recherches menées par les paysans dans les technologies productive et écologiquement saines. Nous espérons que les gouvernements africains et les pays donateurs prendront des mesures fermes dans ce sens.


En « reconnaissant la contribution importante que l’Agriculture Familiale et les petits exploitants peuvent jouer dans la sécurité alimentaire et l’éradication de la pauvreté, et atteindre les objectifs de développement » et « en affirmant que l’Agriculture Familiale et les petits exploitants forment une base importante de la production durable de l’alimentation pour une sécurité alimentaire garantie », l’Organisation des Nations Unies a déclaré 2014 l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale. Inades-Formation, Misereor et Bolw appellent donc les Gouvernements européens et africains à commencer à prendre dès maintenant la tête du mouvement en incitant des augmentations significatives dans les investissements publics en faveur de l’Agriculture Familiale, en respectant ainsi l’engagement pris à Maputo.


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Communiqué de presse-JMA 2013

  
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