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La filière Taro dans le Kasaï

En 2007 et 2008, Inades Formation Congo antenne du Kasaï les a aidés à mieux s’organiser autour des segments de récolte, d’évacuation et de commercialisation.

Les résultats du 1er wagon de 40 tonnes vendus à Kananga au mois d’avril 2008 ont été intéressants et encourageants tant pour les membres producteurs, pour Inades qui a cheminé avec eux jusqu’à présent que aussi pour la population de la ville qui a qualifié l’arrivée du wagon des taros comme salutaire en ce temps de crise alimentaire et une réalité car elle ne pouvait s’imaginer qu’à l’heure actuelle, une telle production peut inonder le marché. A côté des résultats de vente réalisés par les paysans, nous notons également la forte implication des autres acteurs de la filière, notamment : • Les autorités provinciales qui ont facilité l’écoulement grâce à leur implication à tous les niveaux surtout des transporteurs • La SNCC, le principal transporteur qui a bien voulu rendre disponible les wagons afin de permettre l’évacuation des taros à Kananga, • Les médias qui ont facilité l’écoulement de ce produit grâce à une forte campagne de mobilisation à la radio comme à la télévision. Il s’agissait pour les médias d’encourager la population à consommer ce produit et surtout les diabétiques. Les mamans ont été invitées à transformer les taros en « ships » et avoir des revenus supplémentaires. • Les paysans qui fabriquent des paniers qui ont trouvé une débouchée • La population qui a bien accueilli les nouveaux produits

Cette activité a donné lieu à l’emérgence d’autres metiers à l’occasion. C’est le cas des manutentionnaires . Le Taro a été emballé dans de paniers fabriqués avec des fibres végétales au village ; ce qui a donné également du travail au jeunes du village

En cette période d’avril 08, la crise alimentaire était encore forte à Kananga. « Le maïs en panne, le Taro est venu dépanner ces populations qui ne savaient plus à quel saint se vouer. »

En même temps, le Taro est venu comme une activité génératrice de revenu pour les femmes ; elles sont nombreuses qui achètent et revendent le Taro Le mythe du maïs a été démystifié par le Taro qui a fait parlé de lui à travers toute la ville de Kananga et dans beaucoup de villages. Une filière longtemps oubliée et qui se fraye du chemin sur le plan alimentaire, économique et social.

LA FILIERE SE DEVELOPPE ET ENGENDRE DES NOUVEAUX DEFIS

L’accompagnement de cette filière exige aujourd’hui à l’Inades Formation Congo et aux autres acteurs impliqués la nécessité de relever les défis suivants :

 Organisation d’un approvisionnement en intrants performants pour le travail dans les marais et le conditionnement des taros : bêches, haches, limes, instruments de mesure de surface, paniers, sacs, sachets en plastique, etc. ;  Acquisition de quelques entrepôts en dur permettant de bien garder les taros récoltés en attente de wagons pour la commercialisation : 1 entrepôt (plus spacieux 18  6m²) au niveau de la gare SNCC et 3 entrepôts (moyens) au niveau de chaque site d’exploitation pour les taros récoltés et en attente d’évacuation vers la gare SNCC ;  L’acquisition des chariots et vélos pour le déplacement des quantités des taros des entrepôts de transit (dans les sites d’exploitation) vers l’entrepôt d’attente des wagons à la gare ;  Acquisition de quelques machines de transformation de taros. En effet, le taro est un produit périssable et il pèse lourd. Aider les producteurs à le commercialiser sous d’autres formes, ce qui réduirait le taux de pertes, améliorerait la qualité et leur apporterait une plus value substantielle ;  Constitution d’un fonds de roulement qui leur faciliterait l’acquisition des wagons pour la commercialisation des taros à Kananga ;  Les honoraires pour jours de renforcement des capacités de différents comités de gestion, magasin et de commercialisation mis en place.

Conclusion

Au moment où la crise alimentaire a secoué le monde et notre pays en particulier, la nécessité de sauver les initiatives paysannes est recommandée. C’est pourquoi, nous encourageons tous les acteurs y compris l’état et en particulier la Province du Kasaï Occidental à pouvoir soutenir cette filière qui vient renforcer l’autonomie alimentaire de la province.


  
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