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La Copagen s’insurge contre l’usage des Ogm dans l’agriculture

La Copagen, a tenu jeudi, à Yamoussoukro, un atelier d’information et de sensibilisation contre l’usage des Ogm dans l’agriculture en Afrique. Une quarantaine de participants notamment des semenciers, des responsables d’Ong, de groupements de femmes et de coopératives agricoles, ainsi que les responsables locaux de l’Agence nationale d'Appui au Développement Rural.

La Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen), a initié, jeudi, à Yamoussoukro, un atelier d’information et de sensibilisation à l’attention des semenciers, responsables d’Ong et de groupements de femmes ainsi que de coopératives agricoles, mais aussi à l’endroit des responsables locaux de l’Anader afin de dénoncer l’usage des Ogm dans l’agriculture en Afrique.

« Il y a des menaces réelles qui ont été identifiées comme attentatoires au patrimoine génétique africain en l’occurrence les organismes génétiquement modifiés (Ogm). Notre objectif au sein de la Copagen est d’identifier, d’informer et de sensibiliser les populations pour assurer leur participation effective au débat sur les Ogm qui posent des questions, soulèvent des enjeux et des risques liés à la santé humaine, aux pratiques agro écologiques, et fait émerger des menaces pesant sur les droits des agriculteurs », a dénoncé M. Sikeli Jean-Paul, juriste chargé de programmes à la Copagen.

Au plan écologique et social, explique-t-il, il y a que les Ogm causent une perturbation des équilibres éco systémiques, induisent des conséquences sur notre agriculture et occasionnent la dépendance des petits producteurs africains vis-vis de grands groupes semenciers. En effet, « une poignée de multinationales veut s’assurer de manière insidieuse, le contrôle total de notre patrimoine génétique, en recombinant en laboratoire, des semences et en les brevetant », fustige-t-il.

Estimant que dans les systèmes de production agricoles africains, la diversification variétale (coexistence de plusieurs espèces), qui a bien marché jusque-là, est en train d’être remis en cause par les monocultures : « les Ogm sont une atteinte à la biodiversité » déplore t-il. Nous disons non à la manipulation génétique dans l’agriculture car les Ogm affectent aussi bien la santé des populations que les systèmes de productions agricoles durables », se défend Sikeli Jean-Paul. Non sans relever que, pour la Copagen, l’alternative la plus viable réside dans la promotion de l’agriculture familiale, « celle que nos parents ont pratiquée depuis des milliers d’années et qui nous a de tout temps nourris. »

Pour Séraphin Biatchon, président national de la Copagen, les Ogm constituent une question de plus en plus urgente. « Il est important de donner des informations et de faire de la sensibilisation au sein des populations. »

La Copagen, dont Inades-Formation est le point focal, est née en Côte d’Ivoire en 2004 à Grand-Bassam avec comme point focal l’Inades Formation. Les pays membres sont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo.

Cet atelier qui a réuni une quarantaine de participants à Yamoussoukro s’est également tenu le vendredi suivant à Divo.

Source : [1]


  
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