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Promotion de l’agriculture familiale

Dans le cadre de la promotion de l’agriculture familiale, INADES Formation Cameroun accompagne les organisations paysannes autour de trois projets principaux qui sont :

Appui à la filière palmier à huile dans la région du Centre

L’enjeu est de rentabiliser la culture du palmier à huile pour améliorer les conditions socio-économiques des petits producteurs dans la zone forestière du Centre.

Quelques éléments du contexte

Les principaux revenus des paysannes et paysans de la région du Centre proviennent des cultures de rente (cacao, café, palmier à huile), des cultures vivrières (manioc, macabo, plantain, igname…), des produits de chasse et, parfois, de l’exploitation forestière. Les initiatives d’organisation des producteurs les plus porteuses jusque-là concernent le manioc.

Les activités de transformation des produits agricoles sont quasi inexistantes. L’inexistence des marchés locaux contraint les producteurs à écouler leurs produits à Yaoundé, à Boumnyébel et à Sa’a.

Le palmier à huile donne 5 à 7 fois plus d’huile que l’arachide ou le soja. La pulpe du fruit donne l’huile de palme et l’amende donne l’huile de palmiste. En raison de l’accroissement constante de la population, l’huile de palme fait l’objet d’une forte demande tant dans les marchés ruraux qu’urbains et ce, pendant toute l’année. C’est donc un produit très recherché et rémunérateur pour le producteur. Malheureusement, les populations sont confrontées aux problèmes d’approvisionnement en noix pré-germées.

Pour rentabiliser la culture du palmier à huile, pratiquée par les petits producteurs dans ces zones, un programme d’appui à la filière dans la zone forestière de la région du Centre a été mis en place.

Zone d’intervention et public cible

Le projet est localisé dans la région du centre et concerne principalement les départements du Nyong et Kellé, du Nyong et Mfoumou, de la Lékié et du Mbam-Inoubou.

Les acteurs directs sont localisés dans trois zones. Il s’agit de :

  • L’union des producteurs de vivres et maraîchers de Ngouleman-Fon dans le département du Nyong et celle de Mfoumou ;
  • Le Groupe d’Entraide Fraternel de Mvom-Nnam (GEF) dans le département de la Lékié
  • Le GIC PROPAMALDI, localisé dans le village Makek, dans le département du Nyong ;
  • L’UGICABO de Bakoa, localité située à 4 km de Bokito.

Principales activités réalisées

  • Appui à la planification et à l’autoévaluation des activités des organisations paysannes (OP) ;
  • Appui à l’organisation/structuration des OP ;
  • Appui à l’organisation d’un voyage d’échanges entre OP ;
  • Appui des OP à la gestion des conflits ;
  • Appui à la gestion des magasins de stockage et de transformation ;
  • Appui à la mise en place d’un fonds de crédit roulant ;
  • Appui à l’acquisition des plants et autres intrants agricoles ;
  • Renforcement des capacités des OP sur l’itinéraire de la culture du palmier à huile ;
  • Appui à l’élaboration d’un projet de financement pour la commercialisation de l’huile de palme ;
  • Etude exploratoire sur les circuits de commercialisation de l’huile de palme ;

Principaux résultats obtenus à ce jour

  • 9 800 litres d’huile de palme ont été vendus, en raison de 600 FCFA le litre, soit un montant de 5 880 000 FCFA ;
  • Les revenus des membres s’améliorent progressivement, avec le début de l’exploitation des palmeraies ;
  • Un fonds de crédit rotatif de 1 500 000 FCFA pour l’achat des semences et des outils agricoles a été acquis par l’union grâce à l’appui financier de l’Union Européenne ;
  • Un nouveau pressoir a été acquis par l’union de Ngouleman ;
  • Les techniques de transformation des noix en huile de palme et la qualité de l’huile de palme produite se sont améliorées ;
  • Les circuits et les contraintes de la commercialisation de l’huile de palme produite sont connus.

Appui à la filière maïs dans le département du Noun

L’enjeu est de promouvoir la filière maïs afin d’améliorer les revenus des petits producteurs dans le Noun et de renforcer de la sécurité alimentaire.

Quelques éléments du contexte

Dans le Noun, le maïs qui était cultivé autrefois uniquement pour l’autoconsommation est devenu au fil des années la principale culture économique de la région. Cependant, malgré les efforts investis dans cette activité, les paysans(ne)s n’y tirent que très peu de revenus. Cette situation s’explique par les difficultés que ces derniers rencontrent dans les différents maillons de la filière. Parmi ces difficultés on peut citer entre autres :

  • La faible production du maïs qui n’arrive pas à couvrir une demande pourtant très forte et de plus en plus croissante.
  • Les pertes énormes de production de maïs entre la récolte et la vente à cause des mauvaises conditions de stockage et de conditionnement

Pour faire face aux difficultés pécuniaires en période de soudure et de stockage des récoltes, les producteurs/trices de maïs sont obligés/es de brader leurs produits à la récolte aux intermédiaires (commerçants, élites) qui les stockent pour les revendre plus tard lorsque les prix seront meilleurs. Les raisons de cette attitude résident dans la faible organisation des paysans(ne)s pour s’attaquer aux problèmes de commercialisation d’une part et à leur faible capacité à transformer le maïs pour ajouter une plus-value à leur produit, d’autre part.

Zone d’intervention et public cible

Le projet est réalisé dans le département du Noun, province de l’Ouest Cameroun. Il couvre 5 des 9 arrondissements du Noun (Kouoptamo, Bangourain, Foumbot, Massangam et Malantouen) De manière directe le projet touchera environ 2000 chefs de ménage producteurs/trices de maïs. Les bénéficiaires indirects du projet sont les vendeurs d’intrants agricoles, les éleveurs, les fabricants de provende, les transporteurs, etc. Les acteurs directs du projet sont des producteurs/trices du maïs. Ils/elles sont environ 2000 et sont regroupé/es au sein des unions de producteurs dont une pour chaque arrondissement du Noun. Ce sont :

  • UGICPLAMA (Union des GIC des Planteurs de l’Arrondissement de Massangam)
  • UGICPLAK (Union des GIC Planteurs de l’Arrondissement de Kouoptamo)
  • UGICPLAB (Union des GIC des Planteurs de l’arrondissement de Bangorain)
  • UGICPLAF (Union des GIC des Planteurs de l’arrondissement de Foumbot)
  • UGICPLAMAL (Union des GIC des planteurs de Malantouen)

Principales activités déjà réalisées

  • Appui à l’élaboration des plans d’action ;
  • Appui à la création d’un réseau de producteurs de semences ;
  • Appui à la mise en place des champs semenciers ;
  • Renforcement des capacités sur les techniques de production des semences de maïs ;
  • Renforcement des capacités sur les techniques de fertilisation et de conservation du maïs ;
  • Appui à la commercialisation du maïs ;
  • Analyse du sous secteur maïs grain et semences dans la région de l’Ouest Cameroun.

Résultats obtenus à ce jour

  • 2000 tonnes de maïs contre 1125 tonnes en 2008 ont été produites par l’ensemble des unions accompagnées, soit une augmentation de 43 % ;
  • 9 nouveaux cribs ont été construits ;
  • Les unions ont actuellement stocké 315 tonnes, à vendre au moment où les prix vont atteindre au moins 180 FCFA/Kg.
  • L’accompagnement d’Inades-Formation a déjà permis une amélioration sensible de la production, une réduction des pertes après récolte et une amélioration du prix de vente. Mais cet appui s’est limité jusqu’ici à trois des neuf arrondissements du département du Noun

Perspectives

Les unions créées seront renforcées afin qu’elles deviennent de centres de services pour leurs membres et pour leur communauté par l’acquisition collectif des intrants et l’organisation des ventes groupées du maïs.

Appui à la filière oignon dans l’Extrême-Nord

L’enjeu est d’accompagner les initiatives des producteurs d’oignon afin qu’ils aient le contrôle des maillons stratégiques et porteuses de la filière oignon de l’Extrême Nord.

Quelques éléments du contexte

La première étape du projet d’appui à la filière oignon de l’Extrême – Nord a démarré en 1999. Son évaluation en 2006 a révélé que les accompagnements étaient centrés sur les appuis organisationnels, la production et la commercialisation. Les principales recommandations issues de cette évaluation tournent autour de :

  • L’organisation des producteurs pour gérer les intrants agricoles, influencer les prix sur le marché et réaliser des ventes concertées et réguler les flux d’écoulement de la production d’oignon sur les marchés du sud.
  • Le renforcement des capacités des structures endogènes de micro crédit pour leur permettre de jouer le rôle d’acteurs de financement des intrants agricoles au niveau local ; L’accompagnement des producteurs pour cette nouvelle étape visera à mettre en œuvre les recommandations ci-dessus évoquées. Mais aussi, les facteurs de risque existent à différents niveaux qu’il est important de prendre en compte lors des interventions. Ce sont :
  • pour la production, il s’agit de l’accès à la terre, à l’eau d’irrigation et aux intrants de qualité ;
  • pour la commercialisation des récoltes, les coûts prohibitifs d’acquisition des magasins de stockage améliorés qui poussent les petits producteur à recourir à la vente précoce et à bas prix des oignons ;
  • pour le financement de l’activité agricole, la forte dépendance des producteurs des fonds extérieurs.

Zone d’intervention et public cible

Le projet couvre la région de l’Extrême-Nord, plus précisément certains villages des départements du Diamaré, du Mayo-Kani, du Mayo-Tsanaga, du Mayo Sava et du Logone et Chari. Les acteurs directs sont des petits producteurs d’oignon qui exploitent des surfaces inférieures ou égales à ¼ ha. Il s’agit d’environ 2 000 producteurs (hommes et femmes) dont 600 sont actuellement regroupés en organisations paysannes réparties dans 5 départements de la région de l’Extrême-Nord. Principales activités d’accompagnement déjà réalisées

  • Appui à l’élaboration des plans d’action ;
  • Analyse organisationnelle et du contexte avec les nouveaux groupes ;
  • Appui à l’organisation/structuration des groupes ;
  • Renforcement des capacités des groupes en techniques de production et de conservation des bulbes ;
  • Mise en contact à travers des visites d’échanges ;
  • Appui à l’identification des producteurs pilotes en vue de l’essai de fertilisation ;
  • Atelier de mise en place des essais de substitution des engrais minéraux ;
  • Appui à la mise en place et à l’ouverture des points de vente ;
  • Appui conseil à la formalisation des locations/achats de terres ;
  • Appui conseil à la maintenance des équipements d’irrigation.

Résultats obtenus/attendus

  • 612kg de semences ont été produits par 7 grands producteurs accompagnés ;
  • Un accord de principe a été conclu avec deux sociétés de vente d’engrais ;
  • Deux micro projets ont été montés et déposés au PNUD pour financement ;
  • 52% des producteurs accompagnés sont propriétaires de motopompes ;
  • 60% des producteurs accompagnés utilisent le forage artisanal amélioré ;
  • Plus de 70% des membres ont stocké une partie de leurs récoltes pour 4 mois au moins ;
  • Environ 35% des producteurs ont construit ou amélioré leurs cases de stockage ;
  • Les oignons vendus dans les marchés de grandes agglomérations ont permis de dégager en moyenne une marge bénéficiaire supplémentaire de 25 000 FCFA/sac ;
  • 214 075 000 F ont été obtenus des ventes des oignons.

  
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