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Appui à la décentralisation et au développement local

L’enjeu est de renforcer les capacités organisations de la société civile rurale (communautés paysannes) et des minorités autochtones pygmées pour leur permettre de mieux défendre leurs droits et intérêts et pour semer en elles l’esprit d’auto promotion.

Quelques éléments du contexte

La lutte contre la pauvreté est l’une des grandes préoccupations actuelles au Cameroun. L’un des moyens utilisés pour éradiquer cette pauvreté est la promotion de la décentralisation pour faciliter le développement local.

Dans le but d’assurer l’opérationnalisation du processus de décentralisation, quelques instruments ont été mis en place par le gouvernement, notamment le Programme National de Développement Participatif (PNDP), le Programme d’Appui au Développement Communautaire (PADC), le Programme National de Gouvernance (PNG), le Programme d’Appui à la Décentralisation et au Développement Local (PADDL). La préparation des élus locaux à faire face à cette nouvelle donne s’effectue progressivement.

Par ailleurs, les acteurs de développement ont entrepris des actions qui ont permis à une bonne franche des populations rurales de connaître leurs droits. Certaines d’entre elles ont réalisé des actions de défense de leurs intérêts. En outre, on peut observer l’émergence de nombreux comités de développement et la prise de conscience par les paysans de la place qu’ils peuvent occuper dans le processus de décentralisation. Cependant, ces populations restent encore vulnérables face aux manipulations et abus externes, et la prise en compte des intérêts stratégiques des femmes reste encore faible dans le processus de développement local.

Dans les zones où cohabitent minorités autochtones pygmées et Bantous, le phénomène de marginalisation des pygmées inhibe la participation de ces derniers à la vie socio-économique de leurs localités, et les empêche de jouir équitablement des retombées de la décentralisation.

Toutefois, on note la reconnaissance et l’intégration des minorités dans les politiques nationales, à travers l’élaboration des programmes spécifiques de développement pour les Pygmées, et la prise en compte des avis des Pygmées dans l’élaboration du DSRP II. Par ailleurs, des actions pour réduire la marginalisation des populations pygmées ont été menées depuis une dizaine d’années par INADES Formation Cameroun en collaboration avec d’autres organisations d’appui aux minorités autochtones pygmées dans le cadre du réseau Recherches–Actions Concertées Pygmées(RACOPY).

Cette intégration progressive entraîne une prise de conscience par les concernés. Mais leur engagement à la défense de leurs droits reste encore très faible. De même, les entités pouvant joué ce rôle ne sont pas encore assez fortes et représentatives.

Zone d’intervention et public cible

Le projet couvre les zones ci-après :

  • Le Sud, l’Est et le Centre dans les axes Yokadouma / Moloundou, Abong Mbang / Lomié / Ngoila, Sangmélima / Djoum / Mintom, Dimako / Batouri et Sa’a/Obala/Edzendouan,
  • Le département de L’Océan, principalement dans les zones de Kribi, Campo Ma’an Bipindi
  • Lolodorf
  • Akom II.

Les bénéficiaires du projet d’appui à la décentralisation et à l’intégration socioéconomique des minorités autochtones pygmées sont les élus locaux, les membres des OSCR/communautés, des organisations d’appui et des associations autochtones pygmées, dans les provinces du Sud, de l’Est et du Centre du Cameroun. On peut estimer l’effectif de ces derniers à environ 150.000 âmes.

Dans ces provinces et en particulier dans les zones du projet, les populations vaquent à plusieurs types d’activités telles que l’agriculture, l’exploitation des produits forestiers, l’artisanat, la chasse, la pêche, la cueillette et les activités socio – culturelles.

Principales activités d’accompagnement déjà réalisées

  • Appui à la planification des activités des plate-formes ;
  • Appui à l’organisation/structuration des plate-formes ;
  • Monitoring sur l’utilisation de la boîte à images et sur l’éducation à la citoyenneté des Baka à Djoum et à Mintom ;
  • Confection d’une boîte à image sur le foncier ;
  • Participation à l’atelier de planification du projet AGEFO ;

Résultats déjà obtenus

  • Les dysfonctionnements observés au niveau de la mise en œuvre de l’IPDP ont été dénoncés au cours des réunions, et certaines mesures correctives ont été prises ;
  • Le processus d’inscription des enfants Baka dans les écoles publiques a été facilité par l’inspecteur de l’éducation à Djoum ;
  • Le processus d’obtention des pièces officielles a été facilité par les commissaires de police de Djoum et Mintom ;
  • Les actes répressifs sur les Baka ont été réduits par les agents des services de conservation, et une communication réelle avec ces derniers a été entamée ;
  • Les conflits entre Baka et Bantou ont été réduits, suite à la création des champs propres par les Baka ;
  • Le taux de consommation de l’alcool a diminué au niveau de certains relais Baka ;
  • Les Baka vont de plus en plus à l’hôpital en cas de maladie ;
  • Plus de la moitié de la population adulte Baka a une Carte nationale d’identité (CNI) et connaît son importance ;
  • 700 régimes de plantains, 800 paniers de manioc et 700 paniers de macabo ont été commercialisés par les Baka.

  
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